Personne n'a jamais vu ni entendu Marie-Thérèse des Longchamps dans un congrès d'astrologie et même pas dans une conférence. Et cependant le R.A.O. a eu des contacts avec elle depuis les premières démarches de sa constitution. C'est son livre "Les Révolutions Solaires en Astrologie" qui avait attiré notre attention car la lecture de son contenu, et plus encore sa mise à l'épreuve dans une étude de R.S., authentifiait immédiatement ce que dit le texte de présentation de quatrième-de-couverture : "Le contenu de ce livre est le fruit du travail effectué quotidiennement tant auprès des étudiants que de la clientèle privée. Tout ce qui y est donné a été contrôlé, la véracité concrète de chaque détail a été prouvée." On sent bien que dans ce livre il ne s'agit ni de pure spéculation, ni de l'exploitation extrapolatrice de quelques thèmes de grands personnages et moins encore de la propre vie de l'auteur. Notre interview a permis de confirmer que telle est bien la démarche de M.T.D.L.
Cette caractéristique était bien suffisante pour justifier que le 3*7*11 lui consacre quelques colonnes mais nous avions une autre raison de nous intéresser à elle. En effet le R.A.O. alors en cours de constitution. c'était en 1992 - lui avait proposé de faire partie de l'association, voire d'y jouer un rôle moteur, mais elle avait très courtoisement décliné cette offre, expliquant ses motifs dans une longue lettre. En substance M.T.D.L. nous expliquait que notre initiative lui paraissait tout à fait digne d'approbation mais que, pour son compte personnel, elle avait depuis longtemps défini sa position : "Vous me pardonnerez de ne pas avoir envie de faire partie de votre association. J'évite tout ce qui est discussion sur ce sujet qui me tient très à cœur. Je préfère me contenter de livrer ce qui est la somme de mon expérience. Je crois au bouche-à-oreille. La valeur de quelqu'un ou de quelque chose doit s'imposer d'elle-même, elle ne se prouve pas autrement".
Nous retrouvions là ce phénomène d'isolement qui est la caractéristique du monde des praticiens en France et qui est généralement provoqué par un sentiment d'incompréhension de la part des confrères, la personne pensant soit que les autres ne veulent pas la comprendre, soit qu'ils ne peuvent pas la comprendre. Mais chez M.T.D.L. on ne détecte ni complexe d'infériorité ni complexe de supériorité. Pour M.T.D.L., le "microcosme" que constitue la communauté virtuelle des praticiens est une entité qui tout simplement ne la concerne pas. Elle ne se sent tenue ni de se solidariser ni de se désolidariser. Depuis plus de 25 ans elle fait son travail de chercheur, d'enseignant et de donneur de consultations sans chercher à prouver qu'elle fait mieux que les autres, donc sans aucune intention de donner une leçon explicite ou implicite à quiconque. Tout ce que l'on pourrait dire, c'est qu'elle donne l'exemple sans se poser en modèle.
Nous étions donc curieux de savoir comment M.T.D.L. avait pu devenir une professionnelle accomplie en n'empruntant jamais le parcours de la quasi-totalité de ses collègues.
R.A.O. : Comment êtes vous
venue à l'astrologie ?
M.T.D.L. : J'avais 25 ans quand je m'y suis intéressée. Ce n'est pas mon éducation - une famille lyonnaise bourgeoise catholique très pratiquante - ni ma formation - une licence de philosophie en Sorbonne qui pouvaient me mettre sur cette voie. En outre c'était en 1952, il n'y avait pratiquement pas de livres. C'est mon beau-frère, Ceza de Surany, qui m'a donné les premières notions mais c'était peu de chose. Et puis comme je venais de me marier, le foyer et les enfants m'ont accaparée jusqu'en 1967 où je suis revenue sérieusement à l'astrologie. En 1970 j’ai commencé à enseigner. Et c'est en enseignant que l'on apprend. J'ai fait mon expérience sur le tas. Par exemple j’ai compris très vite qu'un aspect n'a pas une interprétation unique, il veut dire des choses différentes selon le thème. Mon apprentissage s'est fait comme pour la médecine chinoise, si vous voulez, c'est-à-dire par un travail de bénédictin, en accumulant une multitude de petits détails, des expériences.
R.A.O. : Vous m'expliquez là votre façon d'entrer dans la pratique mais qu'est-ce qui vous a fait y entrer ? Quelle raison, quelle pulsion ?
M.T.D.L. : Mais je n'en sais rien! A part le fait que De Surany m'a révélé son existence. Car j'ignorais tout de cette discipline.
R.A.O. : Mais elle vous a captivée. Comment avez-vous été capturée ?
M.T.D.L. : Je dirais que j'ai toujours été intéressée par la psychologie (qui ne s'enseignait pas en fac à l'époque) donc que j'étais attirée par les disciplines qui permettent de donner un sens à la vie, surtout un autre que celui que mon milieu m'avait appris et que l'astrologie a répondu à ce besoin. Mais sur le moment je n'étais pas consciente de cette motivation.
R.A.O. : Le sens de la vie... Est-ce cette motivation qui vous avait amenée à la philosophie ?
M.T.D.L. : Oui mais j'avais été très déçue par l'enseignement de la philosophie. Chaque professeur vient apporter son petit morceau de sens, qu'il juxtaposait aux autres morceaux et moi j'avais toujours été persuadée qu'il y a une Vérité Unique et que c'est cela seulement qui est intéressant.
R.A.O. : L'astrologie vous l'a apportée, cette vérité unique ?
M.T.D.L. : Je me suis aperçu qu'on pouvait l'approcher par d'autres voies, et j'en ai essayé certaines, comme la Kabbale, mais finalement j'ai conclu que la recherche de la vérité unique n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est là où elle vous conduit.
R.A.O. : La religion chrétienne ne vous avait-elle pas mise sur le chemin ?
M.T.D.L. : Je ne pouvais pas la suivre telle qu'elle se présentait. Alors j'étais libre pour aborder autre chose. Mais sans rompre avec Dieu. D'ailleurs je pense que Dieu est derrière toutes les énergies planétaires. Mais ça s'arrête là, et je refuse de compliquer l'astrologie avec des notions métaphysiques, comme le fait Rudhyar par exemple. L'astrologie, c'est très simple. La vie elle-même est très simple, ce sont les êtres humains qui la compliquent.
R.A.O. : Pas de métaphysique mais quand même la présence de Dieu.
M.T.D.L. : Ah oui, bien sûr. Comment peut-on faire de l'astrologie sans croire en Dieu ?
R.A.O. : Venons-en à votre pratique ? Quand avez-vous commencé et comment ?
M.T.D.L. : D'abord il a fallu que je gagne ma vie et j'ai commencé par faire du secrétariat. Pour me donner des bases, je n'ai guère eu que le livre de Werner Hirsig. Et puis aussi, j'oubliais, Volguine. Son livre sur La Technique des Révolutions Solaires a été à la base de mon ouvrage sur les R.S. Mais les autres, malgré leur notoriété, ne m'ont pas satisfaite.
R.A.O. : Vous vous êtes donc formée un peu par les livres et beaucoup par vous-même ?
M.T.D.L. : Oui, j'ai fait mon choix personnel "par l'intérieur", je ne suis jamais allée chercher à droite et à gauche chez les auteurs. Par exemple c'est la Kabbale qui m'a mise sur la voie de l'interprétation des planètes lourdes.
R.A.O. : Planètes lourdes. Vous avez dit planètes lourdes. Maurice Charvet, dans son compte rendu de lecture de votre ouvrage, vous a sévèrement reproché cet adjectif qui ne correspond pas à la réalité physique de ces planètes.
M. T.D.L. : J'ignorais cette critique. Comme je ne lis pas ce qu'on écrit sur l'astrologie... En tout cas je maintiens cette expression que j'ai trouvée dans la tradition et qui signifie que leur poids en transit est beaucoup plus important que celui des autres planètes.
R.A.O. : Comment avez-vous mis en place votre enseignement ?
M.T.D.L. : Progressivement. Mais j'attache une grande
importance à la pédagogie parce que l'astrologie
est une science difficile. Il faut aller du plus simple au plus
compliqué. Il y a un cheminement logique qu'il faut
apprendre. Par exemple, ne pas se jeter tout de suite sur les aspects,
comme le font la plupart des étudiants, souvent parce que
c'est l'enseignant qui procède ainsi. Il faut d'abord
travailler profondément sur les dix planètes dans
les signes. Vous ne savez pas tout ce qu'on peut apprendre en traitant
un thème uniquement avec planètes et signes.
Ensuite seulement on passe aux maisons et enfin aux aspects.
La technique d'interprétation doit observer le
même principe que dans la sculpture : chaque trait doit
modifier ou conforter ce qu'on a dit avant, on ne doit jamais
juxtaposer, on ne doit pas, par exemple dire que quelqu'un a de la
volonté d'un côté et qu'il n'en a pas
de l'autre. C'est incorrect : les deux doivent fusionner, il faut dire
comment.
Mon enseignement s'est toujours fait sur des
coordonnées de naissance fournies par les
élèves sur des gens qu'ils connaissaient. C'est
comme ça qu'ils ont le mieux appris et en outre cela leur a
appris à voir leur entourage autrement. Nombre de mes
élèves m'ont dit à la fin de leur
passage chez moi : je ne serai jamais astrologue (praticien) mais je
sais que je vivrai autrement. Ils ont appris en particulier la
tolérance. C'est ce que j'ai fait de mieux. Car former des
"astrologues", c'est vraiment difficile.
R.A.O. : Mais est-ce vraiment le problème ? Nos étudiants veulent-ils effectivement devenir "astrologues" ?
M.T.D.L. : Bien sûr que oui ! Ils arrivaient tout en disant : je veux avoir un diplôme dans trois ans. Je répondais: oui, bien sûr. Mais, au bout de trois ans personne ne parlait de diplôme. Sauf quelques-uns qui envisageaient de s'installer. A ceux-Ià je disais : si vous vous installez comme astrologues, vous aurez le même statut que ceux qui font de la boule de cristal. Le diplôme n'est pas une obligation, alors passons-nous-en. L'important pour moi c'est de savoir ce qu'il faut dire à la personne qui vient consulter et c'est cela que je m'efforçais d'enseigner en troisième année. Distinguer ce que l'astrologue voit et ce qu'il doit dire en fonction du problème qui se pose. Cela s'appelle le sens de la responsabilité quand on parle à un consultant.
R.A.O. : Pouvez-vous me préciser votre façon de donner une consultation ?
M.T.D.L. : Nous avons un capital qui est donné par le thème de naissance, comportant des choses à rectifier dans votre vie, et cela détermine un certain "schéma de vie". Ce schéma de vie a des étapes transits, grandes conjonctions, mais vous ne savez jamais de quoi l'étape sera faite, parce que vous ne savez pas comment la personne aura vécu la période précédente. Et c'est ça la liberté de l'homme : ce n'est pas faire ce qu'on veut, c'est bien vivre ce qu'on a à vivre. On peut donner des dates charnières mais on ne peut absolument pas dire en quoi elles consistent.
R.A.O. : Par exemple ?
M.T.D.L. : Par exemple un Uranus sur Vénus peut donner aussi bien une rencontre sentimentale qu'une rupture sentimentale.
R.A.O. : Oui mais si votre consultant est venu vous voir justement parce que ça ne va plus du tout dans son ménage, n'allez-vous pas pronostiquer une rupture plutôt qu'une rencontre ?
M.T.D.L. : Pas du tout. J'essaie de savoir où il en est par rapport à l'amour, comment s'est fait l'amour dans ses premières années. C'est une forme de psychanalyse. On ne fait pas de rupture sentimentale avec quelqu'un avec qui on est profondément attaché.
R.A.O. : Est-ce que c'est l'enquête ou le thème qui vous fournit cette donnée-là ?
M.T.D.L. : C'est le thème. Il y a une évolution qui est demandée à la personne dans un certain domaine et tout ce qui lui arrive dans la vie, ce sont des tests, des expériences pour la faire évoluer par rapport à son thème. Le consultant vient toujours vous voir parce qu'il est dans un de ces moments-là. A un moment où il faut comprendre ce qui est demandé. Pour moi l'astrologie est un moyen d'aider cette personne.
R.A.O. : Vous éclairez sur une évolution qui s'impose mais vous n'indiquez donc jamais ce qui va arriver.
M.T.D.L. : On doit pouvoir donner des dates et des faits extrêmement précis, mais surtout pas dans les questions de cœur ou d'évolution intérieure, parce qu'alors les gens ne font rien et attendent la date, mais pour des questions extérieures, l'occasion est quand même donnée par l'influx des planètes. Mais même sur ce plan des événements extérieurs, il faut tenir compte des opportunités concrètes et spécifiques qui sont fournies par la société où vous vivez et par l'environnement.
R.A.O. : Peut-on dire que l'astrologie indique la probabilité de tel événement mais que la personne a la possibilité d'infléchir ce destin-Ià ?
M.T.D.L. : Oui, elle-même ou son entourage. En tout cas je recommande toujours à mes consultants de faire quelque chose, de bouger, de ne pas se bloquer. Il m'est arrivé souvent de dire : si vous ne faites rien, vous allez tomber malade.
R.A.O. : La maladie est-elle pour vous le résultat de la résistance à une évolution ?
M.T.D.L. : Pas toujours. La maladie peut avoir quelque chose de génétique. Elle peut être aussi inscrite dans le thème.
R.A.O. : Pour revenir à des considérations plus générales, pouvez-vous me dire comment vous avez fait votre clientèle ?
M.T.D.L. : Au début j'ai
bénéficié du groupe animé
par ma soeur Marguerite de Surany, puis j'ai fait mon propre groupe.
Mais c'est l'enseignement qui amène le plus de clients.
D'abord les élèves eux-mêmes qui
veulent savoir ce qu'on peut dire de leur thème, car ils
sont incapables de l'interpréter, comme chacun sait. Il y a
des gens qui ne viennent qu'une fois, mais un certain nombre viennent
régulièrement. Et aussi des parents qui veulent
mieux comprendre leurs enfants. Mais j'ai aussi des chefs
d'entreprise... En général les gens ont un
problème précis à poser.
La maison VIII par exemple vous indique comment se feront tous les
changements dans la vie. Si elle dit que c'est foireux, tous les
changements seront foireux.
R.A.O. : C'est vraiment écrit comme ça et inéluctable ?
M.T.D.L. : Oui. Mais quand les gens le savent, ça les rassure.
R.A.O. : Moi, vous m'inquiétez... mais bon, changeons de sujet. Qu'est-ce que vous pensez de la façon dont l'astrologie est utilisée ?
M.T.D.L. : Je sais. je me tiens à l'écart mais en gros je sais. Qu'est-ce qu'on peut y faire ?
R.A.O. : Nous, nous pensons qu'on peut quelque chose... Mais, bon. Et les relations entre astrologues praticiens, qu'est-ce que vous en pensez ?
M.T.D.L. : Que voulez-vous, chaque astrologue a sa vérité et il la défend, sûr d'avoir raison.
R.A.O. : D'où isolement et rancœur...
M.T.D.L. : Oui. Mais moi je n'ai pas de rancœur.
R.A.O. : On s'est beaucoup déchiré entre astrologues, je veux dire chez les grands.
M.T.D.L. : Je dois dire que je suis complètement en-dehors de ça. Pour moi ce qui compte c'est l'esprit dans lequel on pratique l'astrologie, cet esprit d'évolution intérieure. Alors grand astrologue, ça ne veut rien dire. Il y a des moyens astrologues qui sont sur ce plan bien meilleurs que des grands. Mais je ne fréquente personne dans le milieu. Je ne suis pas concernée par ces déchirements. Et je ne crois pas qu'on puisse changer quelque chose.
R.A.O. : Vous n'avez rencontré aucun grand astrologue ? Disons Alex Ruperti par exemple ?
M. T.D.L. : Cet astrologue, je ne le connais pas. Je ne l'ai jamais vu.
R.A.O. : Et leurs livres, vous ne les lisez pas ?
M.T.L.D. : Pour quoi faire ? Pour m'encombrer l'esprit de choses qui ne me serviront à rien ? Les livres des autres ne m'apportent aucune nourriture.
R.A.O. : Et cependant, vous, vous en écrivez !
M.T.D.L. : Chacun cherche sa nourriture. J'offre une nourriture. Ceux à qui elle conviendra, ils l'achèteront. Mais que ça se vende bien ou mal, ça m'est complètement égal. Je ne cherche pas à vendre mon astrologie, comme le font tous les auteurs. L'astrologie n'appartient à personne. C'est comme les mathématiques, si vous écrivez un livre, vous n'enseignez pas vos mathématiques mais les mathématiques, peut-être votre compréhension des mathématiques mais vous puisez dans un savoir commun.
R.A.O. : Si je comprends bien, vous ne puisez pratiquement rien chez les autres mais vous sentez que vous vous inscrivez dans une tradition, aussi isolée que vous soyez.
M.T.D.L. : Tout à fait.
R.A.O. : Mais vous inscrivez aussi l'astrologie dans une conception métaphysique: Réincarnation, Karma, et au bout de la chaîne, Dieu.
M.T.D.L. : Ecoutez. On ne peut pas faire de l'astrologie autrement. C'est le sens profond de l'astrologie.
R.A.O. : Donc une astrologie qui prendrait l'individu strictement entre le premier et le dernier souffle de vie, serait sans valeur ?
M.T.D.L. : Non. Non, parce que l'astrologie s'utilise pour aider à vivre ce qu'on a à vivre, quelles que soient les racines karmiques. Donc ça n'a pas d'importance. Moi je ne peux pas concevoir que l'homme ne vive qu'une seule vie, mais l'important est de vivre cette vie et l'astrologie sert à ça. Mon rôle d'astrologue est d'aider les gens, c'est toujours très pragmatique, très concret.
R.A.O. : Donc il y a d'une part votre conception personnelle qui inscrit nécessairement l'astrologie dans une métaphysique (Dieu, les vies antérieures, les vies futures) et d'autre part votre rôle de conseiller qui en fait abstraction puisque vous vous attachez seulement à aider les gens à mieux vivre leur vie sur terre. Alors que pensez-vous des sectes qui utilisent l'astrologie, qui parlent de ces autres vies et qui préparent leurs adeptes au "grand passage" ?
M.T.D.L. : Ils se servent de vérités qui sont vraies mais ils font n'importe quoi avec.
R.A.O. : N'importe quoi. C'est bien subjectif, votre condamnation.
M.T.D.L. : Mais non. Ces théories, ça ne tient pas debout, on n'a pas besoin de l'expliquer. C'est une croyance erronée. On n'a pas à préparer comme ça sa vie future. On prépare sa vie future en vivant bien cette vie-là, en vivant son quotidien et en ne le fuyant pas.
R.A.O. : Votre conception de l'aide me paraît donc bien claire. Y a-t-il des limites à ce qu'on dit à un consultant ?
M.T.D.L. : Oui. Les limites, c'est ce qui ne l'aidera pas. Si vous voyez des difficultés prochaines, il ne faut pas "énoncer des catastrophes", il faut préparer la personne à vivre ces choses difficiles mais ne pas annoncer l'événement. D'ailleurs vous ne pouvez pas savoir dans quel domaine cela va se produire. Les énoncés négatifs ne servent à rien. Ce qu'il faut, c'est créer la petite flamme qui permettra à la personne de repartir après le moment difficile.
R.A.O. : Et quand vous vous trouvez devant une personne que vous considérez comme étant totalement dans l'erreur ?
M.T.D.L. : Alors là, vous savez, il y en a... qu'est-ce que je leur passe ! Beaucoup viennent pour qu'on leur dise qu'ils ont raison d'agir comme ils ont projeté. Eh bien je leur dis qu'ils ont tort.
R.A.O. : Dans notre monde occidental tel qu'il se profile, l'astrologie a-t-elle un avenir ?
M.T.D.L. : Oui. Nous sommes dans une société en train de se défaire, où les gens n'ont plus de guide, ni religieux ni social ni familial. Ils sont obligés de se fabriquer leur propre vérité. L'astrologie y contribue.
R.A.O. : Qu'est-ce que c'est cette vérité ? Qu'est-ce qui permet de dire que c'est une vérité ?
M. T.D.L. : Je dirais, c'est une vérité dégagée de tout ce que Jupiter ou la Lune impliquent de "vêtements traditionnels inadaptés". La vérité a quelque chose d'uranien, une vérité profonde. Les gens ont une voie authentique à suivre, c'est ce qu'il faut découvrir. Ils viennent voir un conseiller, c'est-à-dire quelqu'un qui puisse les comprendre, sans être un ami, quelqu'un de neutre, quelqu'un qui ne dise pas "si j'étais vous"...
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- Les Révolutions Solaires en Astrologie
- Les Noeuds Lunaires et la Lune Noire en Astrologie
- Les Maisons en Astrologie
- Traité des Aspects en Astrologie, Editions Fernand Lanore -Paris